AUTOMNALES 2015 : SE CANTA QUE RECANTE

Vendredi 2 octobre, à 20 heures 30, la salle des fêtes de La Monnerie-le-Montel a eu le plaisir d’accueillir, dans le cadre du vingt-et-unième festival des Automnales, l’ensemble vocal et instrumental La Camera delle Lacrime.



Quelques photos prises à l’école du Chambon en amont du spectacle !

« Se canta que recante » est bien plus qu’un spectacle ou qu’un concert, c’est une malle à souvenirs qu’on ouvre avec l’émotion du passé qui resurgit. C’est une boîte à musique qui nous joue un air jamais entendu auparavant, et pourtant si familier… Peut-être parce que les chansons d’amour chantées par nos mamans, au fond, sont toutes un peu les mêmes ?

Interview Bruno Bonhoure, directeur artistique et chanteur de La camera delle lacrime

Parlez-moi de votre rencontre avec Khaï-dong Luong et la création de La camera delle lacrime. Dans quel but avez-vous formé cet ensemble musical ?

« Khaï-long et moi nous sommes rencontrés en 2004 et nous nous partageons tous les deux la direction artistique de La camera delle lacrime. Notre démarche est de choisir un objet patrimonial, des chansons médiévales le plus souvent, et de le revisiter pour pouvoir le partager avec le public le plus large. Nous avons rencontré un certain succès à la présentation du premier projet, et c’est comme ça que l’aventure a commencé. »

Vous avez choisi de remettre au goût du jour des musiques traditionnelles médiévales, en occitan. On peut dire que ce n’est pas courant, pourquoi ce choix-là ?

« Je pense que ça vient de mon enfance, cette langue m’a toujours bercé. Cependant, ce n’est pas une priorité pour moi, même si bien sûr elle est centrale. Le coeur des projets que nous élaborons est surtout le patrimoine du Moyen-Âge. En fait, nous voulons apporter un regard nouveau sur ces objets patrimoniaux et, à travers notre pratique, les réinterpréter. »

Ce n’est pas toujours évident de travailler en binôme, comment cela se déroule-t-il avec Khaï-dong ?

« Notre binôme fonctionne très bien grâce à notre complicité. Notre travail est fondé sur l’écoute l’un de l’autre, c’est un échange permanent de nos idées. Nous tenons compte de ce qui a été fait avant, mais nous essayons toujours d’aller plus loin, d’apporter une touche d’originalité. À la manière d’un standard de jazz, je raconte ces histoires avec mon passé, mes expériences et mes émotions. Nous essayons de rendre ces musiques actuelles pour que le public, qui ne comprend pas toujours les codes médiévaux, goûte avec plaisir à ces mélodies anciennes.

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